Taekwondo : Quelle langue est utilisée dans cet art martial ?
Si vous pratiquez le taekwondo ou que cela vous intéresse, vous avez probablement remarqué que certains termes, comme batterie, poomsae ou Kyorugisont utilisés en coréen. Mais pourquoi ce langage domine-t-il dans cet art martial ? Et dans quelle mesure le coréen est-il indispensable au progrès ? Cet article explique tout ce que vous devez savoir sur la langue du taekwondo, son importance et son utilisation pratique.
Pourquoi le coréen est-il la langue officielle du taekwondo ?
Le Taekwondo est un art martial originaire de Corée, développé principalement au XXe siècle à partir de techniques ancestrales telles que taekkyeon et influencé par d’autres disciplines comme le karaté. Naturellement, la langue coréenne s’est imposée comme une référence pour désigner des techniques, des positions et des rituels.
La Fédération mondiale de taekwondo (WT) et le Kukkiwon, l’institution coréenne qui standardise la pratique, ont formalisé cette terminologie pour standardiser l’enseignement à l’échelle internationale. Ainsi, même si vous exercez en France, aux Etats-Unis ou au Brésil, les termes coréens restent les mêmes, facilitant la communication entre praticiens du monde entier.
Termes coréens essentiels à connaître
Pour bien comprendre le taekwondo, voici les mots les plus courants que vous entendrez dans un dojang (salle d’entraînement) :
- Salutations et respect :
- Char (차렷) : Position de départ (attention).
- Kyongrye (경례) : Bonjour (inclus dans les rituels de début et de fin de cours).
- Sabum (Instructeur) ou Sabumnim (사범님) : Maître/instructeur (terme respectueux).
- Techniques de base :
- Jireugi (Jirgi) : Coup de poing.
- Chagi (Coup de pied) : Coup de pied (ex. Dollyo chagi pour un coup de pied circulaire).
- Makgi (Bloquer) : Blocage.
- Positions (baiser) :
- Baiser Naranhi (Debout côte à côte) : Position parallèle.
- Gunnu Sogi (굽힌서기) : Position de combat (pieds écartés, genoux fléchis).
- Autres termes utiles :
- Poomsae (품새) : Une séquence de mouvements codifiés (équivalent à dire en karaté).
- Kyorugi (sparring) : Combat sportif.
- Batterie (⏄ ′ó) : Air de taeddo.
Ces termes ne sont pas que des mots : ils reflètent la philosophie et la structure technique de l’art martial.
Faut-il absolument parler coréen pour pratiquer le taekwondo ?
Non, vous n’avez pas besoin de maîtriser le coréen pour progresser. Dans la plupart des clubs, notamment en Occident, les instructeurs expliquent les techniques en français (ou dans la langue locale) tout en utilisant des termes coréens pour les noms des mouvements.
Cependant, connaître ces termes présente plusieurs avantages :
- Uniformité internationale : Si vous participez à un stage ou à un concours à l’étranger, la terminologie coréenne vous sera familière.
- Respect des traditions : Utiliser les termes originaux montre une forme de respect pour l’histoire et la culture coréenne.
- Précision technique : Certains concepts n’ont pas d’équivalent exact en français (ex. Ah chagi pour un coup de pied avant).
En revanche, si vous visez un niveau avancé (ceinture noire et au-delà), une connaissance plus approfondie du vocabulaire coréen vous sera utile, notamment pour les examens de notes.
Comment apprendre le vocabulaire coréen du taekwondo ?
Pas besoin de devenir bilingue ! Voici quelques méthodes efficaces pour comprendre les termes essentiels:
- Répétition en cours : Écoutez et répétez les paroles prononcées par votre moniteur. Une pratique régulière permet de mémoriser naturellement.
- Applications et fichiers : Des outils comme Anki ou des applications de vocabulaire coréen (ex. Gouttes, Memrise) peut vous aider.
- Vidéos et tutoriels : Regardez des démonstrations de poomsae ou de techniques sur YouTube avec des termes coréens affichés.
- Livres spécialisés : Certains manuels de taekwondo incluent un lexique coréen-français.
Un bon point de départ est de se concentrer sur les 20 à 30 mots les plus utilisés en classe, puis de les développer progressivement.
Le Taekwondo dans d’autres langues : une pratique adaptée ?
Bien que le coréen soit la langue de référence, certains clubs adaptent partiellement la terminologie, notamment pour les débutants. Par exemple :
- En France, on entend parfois « coup de pied rond » au lieu de Dollyo Chagi.
- Aux États-Unis, certains instructeurs utilisent des termes anglais comme « coup de pied avant » verser ap chagi.
Cependant, cette approche peut varier selon les écoles. Les clubs affiliés au WT ou au Kukkiwon insistent généralement sur l’usage du coréen, tandis que d’autres, plus éclectiques, mélangent les langues.
Conclusion : Une langue au service de la pratique
Le coréen est indissociable du taekwondo, non pas comme barrière, mais comme outil de cohésion et de transmission. Vous n’avez pas besoin de parler couramment, mais connaître les bases enrichira votre expérience et votre compréhension de cet art martial.
Que vous soyez débutant ou ceinture noire, l’important est de progresser avec rigueur et respect – et si vous conservez même kyeongrye (salut) et panier (attention), vous aurez déjà fait un pas de plus vers une pratique authentique.
Alors, prêt à dire «Pil Seung!» (Victoire!) ?

