Ce que portent les lutteurs de sumo: explication de la tenue et de l’équipement traditionnels
Si vous vous êtes déjà demandé ce que portent les lutteurs de sumo lorsqu’ils combattent ou dans leur vie quotidienne, vous êtes au bon endroit. La tenue de sumo, ou rikishiest bien plus qu’un simple vêtement : il est chargé de symboles, de traditions et de règles strictes. Dans cet article, nous explorerons en détail les différents éléments de leur tenue, leur signification et leur utilité, que ce soit sur le dohyō (le ring du sumo) ou à l’extérieur. Vous découvrirez pourquoi chaque pièce est essentielle et comment elle reflète l’histoire et la culture de ce sport ancestral.
Tenue de combat : mawashi
Le mawashi est la pièce centrale de l’équipement du sumo. Ce pagne en soie ou en coton, enroulé autour de la taille, est bien plus qu’un simple vêtement : c’est un symbole de force, de discipline et de tradition.
Matériaux et fabrication
Le mawashi est généralement fait de coton épais ou de soie, selon le rang du lutteur. Les sumos de haut niveau, comme sekitori (lutteurs des deux divisions supérieures), portez mawashi en soie, souvent brodée de motifs traditionnels. Les débutants utilisent des versions en coton plus simples. La largeur du mawashi peut varier, mais il mesure généralement entre 8 et 10 mètres de long et pèse environ 4 à 5 kilogrammes une fois enroulé.
Comment le mawashi est-il porté ?
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le mawashi n’est pas simplement noué : il est enroulé plusieurs fois autour de la taille et des hanches, puis fixé avec des nœuds spécifiques. Il existe deux types de mawashi :
- Le mawashi combattre (Shimekomi), plus serrées et conçues pour résister aux prises.
- Le mawashi entraînement (keiko mawashi), plus léger et moins rigide.
Pourquoi le mawashi est-ce si important ?
Le mawashi n’a ni fermeture ni élastique : il ne tient que grâce à la force des nœuds et à la pression exercée par le corps. Cela nécessite du lutteur de sumo de maintenir une posture parfaite et de renforcer son abdomen, indispensables pour résister aux poussées de l’adversaire. Par ailleurs, le mawashi sert de préhension à certaines techniques, comme gimarite (coups gagnants) où le lutteur attrape la ceinture de son adversaire pour le projeter.
Les accessoires du dohyō : ce que portent les lutteurs de sumo pendant les combats
Outre le mawashiles sumos portent ou utilisent plusieurs accessoires lors des combats, chacun ayant une fonction spécifique.
Le sagari : franges décoratives
LE sagari sont ces franges colorées qui pendent sur le devant du mawashi. Ils ne sont pas là par hasard :
- Symbolique : Ils représentent le statut du lutteur. Plus un lutteur de sumo est senior, plus son sagari sont élaborés.
- Pratique : Ils peuvent être utilisés pour distraire l’adversaire ou cacher certains mouvements.
Le chonmage : coiffure traditionnelle
La coiffure sumo, appelée chonmageest un autre élément emblématique. Inspiré des samouraïs de la période Edo, ce chignon est conçu pour :
- Stabiliser la tête lors de chocs.
- Afficher le classement : Les sumos de haut niveau ont chonmage plus sophistiqué, parfois décoré de rubans (Shinobu).
LE tesuri : serviettes de combat
Avant chaque affrontement, les sumos se purifient en s’essuyant avec tesurides serviettes en papier ou en tissu. Ce rituel, appelé Regarderaide à éliminer la transpiration et à se concentrer mentalement.
La tenue à l’extérieur du dohyō : le Yukata et autres vêtements traditionnels
En dehors des combats, les sumos doivent respecter un code vestimentaire strict, reflétant leur statut et leur appartenance à un salut (écurie).
Le Yukata : vêtements de tous les jours
Les lutteurs de sumo portent souvent un Yukataune robe légère en coton, surtout en été. Contrairement au Yukata classiques, ceux des sumos sont :
- Plus large pour s’adapter à leur morphologie.
- Sans ceinture (obi), car ils utilisent une version simplifiée pour faciliter les déplacements.
Le oxygène : la veste d’entraînement
Lors des séances de formation (Keiko), les sumos portent un oxygèneune veste courte sans manches, souvent aux couleurs de leur écurie. Ce vêtement permet une grande liberté de mouvement tout en affichant son appartenance à un salut.
LE peut : sandales en bois
Pour se déplacer, les lutteurs de sumo utilisent peutsandales en bois surélevées. Ils sont conçus pour :
- Protéger les pieds chocs (les sumos marchent souvent pieds nus dans le salut).
- Maintenir une posture droiteindispensable à leur équilibre.
Règles et interdictions vestimentaires
La lutte sumo est soumise à des règles strictes, notamment pour les lutteurs professionnels.
Interdit en public
- Pas de vêtements occidentaux : Les sumos de haut rang doivent toujours porter des vêtements traditionnels en public.
- Non mawashi hors du dohyō : Le mawashi est réservé au combat et à l’entraînement.
Exceptions pour les débutants
Jeunes sumos (rikishi divisions inférieures) ont plus de liberté, mais doivent tout de même respecter certaines conventions, comme éviter les vêtements trop modernes.
Conclusion : une tenue qui raconte une histoire
La tenue vestimentaire du sumo n’est pas seulement une question d’esthétique ou de praticité : elle est le reflet d’une culture séculaire, où chaque détail a un sens. De mawashi au chonmageen passant par le sagari et le peutchaque élément raconte l’histoire du sumo, son évolution et ses valeurs.
Si jamais vous assistez à un tournoi, vous ne regarderez plus jamais les lutteurs de la même manière : vous saurez que derrière chaque frange, chaque nœud et chaque coiffure se cache un héritage riche et fascinant. Et qui sait ? Peut-être que vous voudrez essayer un mawashi comprendre en quoi cet équipement est à la fois simple et incroyablement technique.

