Qui est le champion du monde de kickboxing en 2024 ?

Qui est vraiment le champion du monde de kickboxing en 2024 ?

Le 23 mars 2024, à Paris, la foule de l’Accor Arena retient son souffle. Rico Verhoeven, 35 ans, entre dans le ring pour défendre son titre Glory contre un challenger slovène. Quinze mille personnes scandent son nom. Ce soir-là, le Néerlandais ne cherche pas simplement à gagner : il écrit un nouveau chapitre d’une domination entamée en 2014. Mais est-il vraiment le champion du monde ? La réponse est plus complexe qu’il n’y paraît.

Les principales organisations de kickboxing et leurs champions en 2024

Contrairement à la boxe, où une poignée de comités déterminent le champion incontesté, le kickboxing fonctionne en écosystème fragmenté. Plusieurs ligues parallèles couronnent leurs propres champions, créant autant de mondes distincts.

1. Glory (Glory World Series)

Roi incontesté du kickboxing professionnel, Glory domine le marché depuis sa création en 2012. L’organisation néerlandaise aligne les combattants les mieux classés à l’échelle mondiale. En ce premier semestre 2024, ses champions trônent ainsi :

  • Poids lourds (+95 kg) : Rico Verhoeven (Pays-Bas) – Dix ans de règne, une longévité stupéfiante dans un sport qui use les corps.
  • Poids lourd léger (95 kg) : Donegi Abéna (Suriname/Pays-Bas) – Un athlète explosif, passé du statut de challenger à champion en dix-huit mois.
  • Poids moyens (85 kg) : Yousri Belgaroui (Tunisie/Pays-Bas) – Connu pour ses low kicks dévastateurs, qui brisent les appuis adverses.
  • Poids welters (77 kg) : Alim Nabiev (Russie) – Stratège du ring, nul ne sait anticiper les ouvertures comme lui.
  • Léger (70 kg) : Tyjani Beztati (Maroc/Pays-Bas) – À 26 ans, il incarne la relève dorée de la discipline.

Le piège à éviter : Croire qu’un seul combattant peut régner sur toutes les catégories. Les différences de gabarit sont trop marquées. Rico Verhoeven ne pourrait jamais affronter Takeru Segawa, et l’inverse serait aussi absurde. Chaque poids est un univers à part.

2. ONE Championship

Basé à Singapour, ONE Championship a spectaculairement grandi depuis 2021 en absorbant les structures asiatiques de Muay Thai et de kickboxing. L’organisation propose des règles spécifiques : absence de coups de coude, ce qui modifie considérablement la palette technique des combattants. Ses champions 2024 chez les lourds incluent :

  • Poids lourds : Roman Kryklia (Ukraine) – Géant de 1,98 m, invaincu depuis trois ans sur les rings ONE.
  • Poids moyen : Superbon Banchamek (Thaïlande) – Issu de la légende du Muay Thai, il a conquis le kickboxing par sa science des distances.
  • Poids lourd léger : Reinier de Ridder (Pays-Bas) – Double discipline : il règne aussi sur la division MMA de ONE.

3. K-1 (GP mondial K-1)

Créée en 1993 au Japon, le K-1 reste la mère nourricière du kickboxing moderne. Malgré des difficultés financières récurrentes, l’organisation maintient son attractivité dans l’archipel nippon. En 2024, ses champions sont :

  • Poids lourds : Takeru Segawa (Japon) – À 27 ans, il accumule les titres K-1 comme des trophées dans une vitrine. Vitesse éclair, précision chirurgicale.
  • Super welter (75 kg) : Masahiro Yamamoto (Japon) – Vétéran respecté pour sa discipline tactique.

4. Fédérations complémentaires

Au-delà du trio de tête, d’autres organisations couronnent des champions légitimes :

  • Enfusion (Belgique/Pays-Bas) : Mohamed Jaraya (Maroc) domine la catégorie des légers.
  • WKN : Cédric Doumbé (France) – Bien que recentré sur le MMA, il garde un palmarès kickboxing impressionnant.

Comment devient-on champion du monde de kickboxing ?

La question semble simple. Elle cache en réalité un processus exigeant qui combine classement, visibilité et résultats.

1. Le niveau de compétition

Pour accéder à un combat de titre, un athlète doit d’abord intégrer le top 10 mondial de sa catégorie. Les organismes de classement (comme Combat Press ou liverkick.com) analysent les victoires, la qualité des adversaires et la régularité. En 2024, un challenger crédible doit avoir au minimum 15 combats professionnels, dont une majorité contre des adversaires classés.

2. Ceintures et systèmes de défense

Chaque organisation gère la titularisation différemment :

  • Glory et ONE utilisent le système de ceinture : le champion défend son titre face à des challengers désignés.
  • Le K-1 privilégie les tournois à élimination directe. Le GP annuel sacre un champion différent chaque année.

3. La reconnaissance transversale

Le vrai champion est celui qui transcende les fédérations. Roman Kryklia, par exemple, a battu des adversaires issus de Glory et du K-1 avant de s’imposer chez ONE. Rico Verhoeven a défié le meilleur de chaque génération. Cette polyvalence construit la légende.

Le réflexe de pro : Les vrais champions ne fuient jamais les combats difficiles. En 2023, Takeru Segawa a volontairement affronté un poids lourd léger, trois divisions au-dessus de sa catégorie, pour tester ses limites. Il a perdu. Et le monde du kickboxing l’a respecté davantage pour ce choix.

Les stars du kickboxing en 2024 : les noms qui marquent l’histoire

Si l’on isolait les cinq combattants les plus complets de l’année, le tableau de chasse dresserait ainsi :

  • Rico Verhoeven – L’ogre hollandais qui refuse de vieillir. Son crochet droit a mis K.O. quarante-trois adversaires en carrière.
  • Roman Kryklia – La nouvelle montagne ukrainienne. Son jeu de jambe rappelle les légendes du noble art.
  • Takeru Segawa – Le phénomène japonais. Ses combinaisons high kick / low kick sont étudiées dans les académies du monde entier.
  • Superbon Banchamek – Le Tha qui a révolutionné le kickboxing occidental. Ses low kicks ont causé des fractures multiples chez ses adversaires.
  • Tyjani Beztati – Le petit prince marocain. À peine 26 ans, il possède déjà le palmarès d’un vétéran.

Où suivre les champions du monde de kickboxing en 2024 ?

La diffusion du kickboxing s’est démocratisée. Voici les canaux privilégiés pour ne rien manquer :

  • Glory : Application GloryFightPass (abonnement mensuel 9,99 €) + chaînes YouTube officielles pour les extraits.
  • ONE Championship : Chaîne YouTube + application ONE Championship (certains combats gratuits, autres payants).
  • K-1 : Abonnement G+ ou chaînes japonaises via VPN pour les événements majeurs.
  • Réseaux sociaux : Instagram et TikTok des combattants eux-mêmes. Rico Verhoeven poste des extraits d’entraînements suivis par 1,2 million d’abonnés.

Conclusion : qui est le vrai champion du monde en 2024 ?

La réponse honnête : il n’existe pas un champion du monde, mais plusieurs champions dans plusieurs catégories, au sein de plusieurs fédérations. Le titre le plus crédible reste celui de Glory, qui organise les combats les plus relevés et attire les meilleures affiches. En 2024, si un seul combattant devait incarner l’excellence absolue, Rico Verhoeven demeure le plus légitime par son palmarès cumulé, sa longévité et son niveau de compétition maintenu.

Mais le kickboxing est un sport en mouvement. Takeru Segawa monte en puissance. Roman Kryklia impressionne. La hiérarchie pourrait basculer dès le prochain événement majeur.

Votre plan d’action pour suivre le kickboxing en 2024

  1. Choisissez une organisation de référence – Glory offre le meilleur compromis entre qualité des combats et accessibilité pour les novices.
  2. Identifiez une catégorie de poids qui vous passionne – Suivre les légers (70 kg) demande moins de temps que les lourds, mais l’intensité est équivalente.
  3. Regardez vos trois premiers événements complets – Notez les noms qui reviennent, les styles qui vous marquent. Le kickboxing se savoure mieux quand on possède des repères.
  4. Rejoignez une communauté en ligne – Des subreddits aux groupes Facebook spécialisés, l’univers kickboxing fourmille d’analystes passionnés qui enrichissent la compréhension des combats.

Pour aller plus loin